Short Film Corner
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Aurélien Recoing
Comédien français
Né d'une famille de marionnettistes, Aurélien est un enfant de la balle, ce qui le conduit, dès l'âge de seize ans, à prendre des cours d'art dramatique chez Florent auprès de Francis Huster et Daniel Mesguich. En 1977, il intègre le Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris, où il suit l’enseignement de Jean-Pierre Miquel, et Antoine Vitez . Multipliant les rôles au theatre, à la television et au cinéma, il apparaît en 1992 pour la première fois dans un court métrage «Shoot Again» de Guy Mazarguil. En 2001, son interprétation dans «L’emploi du temps» de Laurent Cantet, lui ouvre la reconnaissance du grand public. Dès lors, cet acteur polymorphe et aguerri ne cesse de conjuguer talent et aventures de tous genres et tous formats.
Quelques pas dans Varsovie - Nuit 2
Je traverse une ville inconnue de moi jusqu'à ce jour, une ville détruite durant la guerre et une ville dont on se souvient... Là l'un des endroits les plus innomables de l'holocauste, dont on comprend avec effarement le peu de défense, une ville dans la plaine ouverte à tous les vents, une ville qui se soutient aujourd'hui par un souffle, une énergie nouvelle sur le fil de la démocratie naissante et qui rameute dans notre souvenir un nombre incroyable de grands artistes, mais oui ils sont tous là, cinéastes, poêtes, écrivains, tous là å étreindre la modernité... Le cinéma de Vajda, Zulawski, Polanski...et bien d'autres, inestimables films... Un grand cinéma d'idées a perduré, et a fait grandir bien de l'humain en nous. Et je sens comme un appel, ouvert sur l'Europe, ouvert à une soif de création, d'échange, loin de toute mesquinerie, un besoin de s'asseoir dans ces vastes espaces et de rejoindre une réalité nouvelle, contradictoire, diverse, relatant par delà l'histoire, la liberté retrouvée. Je me promène autour d'un vaste stade dévasté, de là où je suis on peut voir le terrain de foot sur lequel s'entrainent sans doute encore quelques équipes. Le public a déserté depuis longtemps, les bancs ont disparu. L'acteur se nourrit de la ville et des sons, boit l'espace, idéalise et détruit à la fois les conflits intérieurs. Une métamorphose commence en ces nuits passées ailleurs, en d'autres rôles à venir...
25/09/2005 23h08
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