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Dans la continuité de son travail de diffusion et de transmission, Paris Tout Court propose à des acteurs - passeurs au quotidien d'un cinéma indépendant de tenir ici leur carnet de bord de cinéphile et de créateur. Qu’ils soient artistes, cinéastes, comédiens, producteurs, distributeurs ou techniciens, ces personnalités ont en commun une passion sans faille pour leur art et partagent un souci d’exigence et de liberté. |
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| Nathalie Trafford |
Productrice française
Nathalie Trafford découvre le monde du cinéma en Espagne, dans les années quatre-vingt, où soufflait alors un vent de liberté et de création. Elle y démarre en tant que stagiaire, et passe par tous les postes. Parallèlement, elle s’installe à Paris et poursuit des études d’Histoire de l’Art. En 1993, elle réalise un court métrage, « Retour de Normandie » et elle se lance deux ans plus tard dans le métier de productrice avec « Pasos de baile » » de Ricardo Larraín. Un an plus tard, elle crée Paraíso Production Diffusion. D’origine chilienne, elle développe son activité autour de la collaboration avec des auteurs réalisateurs d’Amérique Latine et de jeunes réalisateurs en France. |
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| Fabrice Camoin |
Cinéaste et assistant réalisateur français
Après des études d'architecture, Fabrice Camoin commence à travailler en tant qu'assistant réalisateur et multiplie les rencontres. Il a notamment travaillé ces dernières années avec Werner Schröter (Deux), Jean-François Stevenin (Mischka), Laurence Ferreira Barbosa (Motus et Ordo), Michel Piccoli (C'est pas tout à fait la vie dont j'avais rêvé) ou encore Pierre Trividic et Patrick Mario Bernard (Une Famille Parfaite). En 2004, il obtient le Prix du scénario pour «Quai R» au Festival Côté Court de Pantin qui deviendra quelques temps plus tard «Destination», sélectionné dans de nombreux festivals dont Paris tout court.
Fabrice Camoin prépare actuellement un autre court-métrage «L'Autre Rive» qui se tournera cet hiver et écrit un long métrage «La Disgrâce». |
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| Claude Duty |
Cinéaste français
Cinéaste prolifique et personnalité centrale du monde du court métrage, Claude Duty a réalisé depuis 1974, à un rythme soutenu, plus d’une vingtaine de courts, s’attardant avec délectation dans tous les genres cinématographiques (fiction, animation, expérimental) tout en s’octroyant la liberté de ne jamais penser son parcours de créateur comme un plan de carrière. Son attachement et sa connaissance de ce format l’on plus tard conduit à travailler au sein des Programmes Courts de Canal+. Par ailleurs, en festivalier invétéré, il anime avec un enthousiasme jamais démenti, de nombreux débats et tables rondes. En 2002, Claude Duty réalise et obtient un succès public avec son premier long métrage « Filles perdues cheveux gras » suivi de peu l’année d’après d’un deuxième « Bienvenue au gîte ». Il prépare actuellement son troisième long métrage. |
– Annecy 2007 [26/06/2007] |
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| Fabienne Babe |
Comédienne française
Fabienne Babe dégage devant la caméra une langueur sensuelle qui contraste avec l’expression déterminée de son regard. Beauté diaphane et discrète dans Hurlevent de Jacques Rivette, elle pulvérise vite cette image de jeune fille sage grâce à Christine Pascal et Zanzibar, tout en échappant à la caricature du personnage extrême dans Bar des rails de Cédric Kahn. L’interprète de Brisseau, Techiné, Vecchiali, Pialat, Monteïro ou des frères Dardenne, affectionne les films en marge, au point d’incarner peut-être à elle seule une certaine tendance du cinéma français. Toujours avide de nouvelles rencontres, on la retrouve aussi à l’aise chez Ken Loach, Bernie Bonvoisin, Jean-Claude Guiguet, Marc Esposito ou Jacky Katu. Elle sera prochainement sur les écrans dans J’ai vu tuer Ben Barka de Serge Le Péron. |
– A mon bel ami [22/09/2005] |
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| Nicolas Klotz |
Cinéaste et metteur en scène français
Après quatre longs métrages de fiction, cinq documentaires et quatre mises en scènes de théâtre, Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval partagent de plus en plus leur temps entre l’écran de cinéma et le plateau de théâtre. En 1995, ils fondent l’Asile (compagnie de théâtre). En 2004, ils créent leur société de production Petits et Grands Oiseaux, pour développer, écrire, et coproduire leurs prochains films. En janvier 2006, ils tourneront à Paris « La question humaine », produit par Sophie Dulac, d’après le récit de François Emmanuel avec Mathieu Amalric et Michael Lonsdale dans les rôles principaux. En janvier 2007, ils créeront « Veilleurs (1 et 2) » - leur cinquième création, au Théâtre Paris-Villette depuis « Enfonçures » de Didier Georges Gabily et « Images malgré tout » de Georges Didi-Huberman. |
– VINYL et VIN [02/11/2005]– Ecrire de dos [19/09/2005] |
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| Joseph Morder |
Cinéaste français
D’origine polonaise, né à Trinidad, Joseph Morder «Juif tropical » débarque à Paris à l’âge de douze ans. Figure du cinéma underground français, il construit depuis plus de trente ans une oeuvre gigantesque qui se confond avec sa propre vie. Depuis 1967 il réalise son journal filmé : plus de 200 heures d'une vie, la sienne, la vie de ses proches, d'archives, de mémoire, de voyages... En tant que membre de la très secrète confrérie des Morlok, il filme les grandes manifestations sociales, des campagnes électorales… Filmeur assidu, Luc Moullet dira de lui qu’il est le cinéaste français le plus prolifique. Il réalise de très nombreux courts métrages de fiction ou documentaire et une quinzaine de longs métrages dont le tout récent « El Cantor » avec Luis Régo, Lou Castel et Françoise Michaud dans les rôles principaux. |
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| Aurélien Recoing |
Comédien français
Né d'une famille de marionnettistes, Aurélien est un enfant de la balle, ce qui le conduit, dès l'âge de seize ans, à prendre des cours d'art dramatique chez Florent auprès de Francis Huster et Daniel Mesguich. En 1977, il intègre le Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris, où il suit l’enseignement de Jean-Pierre Miquel, et Antoine Vitez . Multipliant les rôles au theatre, à la television et au cinéma, il apparaît en 1992 pour la première fois dans un court métrage «Shoot Again» de Guy Mazarguil. En 2001, son interprétation dans «L’emploi du temps» de Laurent Cantet, lui ouvre la reconnaissance du grand public. Dès lors, cet acteur polymorphe et aguerri ne cesse de conjuguer talent et aventures de tous genres et tous formats. |
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| Thomas Ordonneau |
Distributeur français (Shellac)
Thomas Ordonneau fait ses premières armes au sein de Magouric Production. Il acquière vite, en co-fondant un peu plus tard Magouric Distribution, une solide réputation, grâce notamment à la mise sur pieds de la collection « Décadrage », et la distribution au sein de cette collection de dix moyens métrages de cinéastes qu’on dit alors « prometteurs », parmi lesquels Arnaud et Jean-Marie Larrieu, Alain Guiraudie, Yves Caumon, Philippe Ramos... Dans le même temps il distribue également les films de Henri François Imbert, Nicolas Klotz...
Shellac (Société Héliotrope de Libre Action Culturelle) qui voit le jour en 2003, autour de partis pris éditoriaux et d’une indépendance plus que jamais affirmés, à d’ors et déjà distribuée plus d’une vingtaine de films, dont ceux de Chantal Akerman, Arnaud des Pallières, Eugène Green... |
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